Atelier sur le maintien de la paix et la prévention des violences envers les femmes et les enfants dans les moyens plateux de Bibokoboko

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Un atelier sur le maintien de la paix et la prise en charge des victimes des violences faites aux femmes et aux enfants a été organisé au cours de la période du 24 au 28 Mai 2021 dans l’enceinte du bureau d’UGEAFI sis à Uvira au profit de 6 agents dont un médecin et une accoucheuse dans le cadre du projet intitulé : « le maintien de la paix et la prévention des violences envers les femmes et les enfants ». Ce dit projet sera exécuté par UGEAFI dans les moyens plateaux de Bibokoboko avec l’appui technique et financier de SeCoDév.

Dans cet atelier, deux facilitateurs du centre Mère-Enfant recrutés pour la cause ont insisté sur :  les droits humains, le genre, la prise en charge psychosociale et médicale des survivantes des violences sexuelles en particulier, et ceux des violences basées sur le genre en général, la transformation des conflits et la gestion des activités génératrices des revenus. 

Pour ce faire, ces deux facilitateurs ont développé à tour de rôle les thématiques, en 7 chapitres à savoir : 

  1. Généralités sur les droits humains 

Le facilitateur a expliqué que les droits humains sont des privilèges reconnus universellement et qui confèrent à chaque individu la jouissance de liberté et l’aspiration au bien-être dans l’égalité et la dignité. Il a précisé que le fondement des droits est l’homme et qu’ils sont inaliénables et imprescriptibles.

2. Monitoring de protection et plaidoyer des cas de violation des droits humains

Au cours de ce chapitre, le facilitateur a démontré le cycle du monitoring de protection en précisant 3 approches distinctes du plaidoyer. Il s’agit notamment du plaidoyer par les victimes, le plaidoyer pour les victimes et enfin le plaidoyer avec les victimes.

3.  Les violences basées sur le genre 

Le facilitateur a précisé qu’il existe plusieurs types des violences dont les suivantes à titre illustratif :  

  • Violences physiques (le viol, les coups et blessures, la torture, le meurtre, assassinat, mutilation génitales, harcèlement sexuel),
  • Violences psychologiques qui causent des blessures internes, on cite : la zoophilie, le mariage forcé, mariage précoce, le lévirat, le sororat ;
  • Violences économiques ;
  • Violences naturelles (cas des catastrophes naturelles) ;  
  • Violences politiques.

4. Examen clinique et para clinique des survivantes des violences sexuelles 

Ce chapitre a couvert le processus de la communication interpersonnelle entre le prestataire et les victimes ou survivantes des violences sexuelles. Le facilitateur a insisté sur les principes directeurs pour les personnels travaillant avec les survivantes des violences sexuelles à savoir : la sécurité physique des survivantes et des intervenants, la confidentialité, la non-discrimination, la création d’un climat favorable à l’échange, le respect de la dignité humaine, la qualité et type d’intervention et enfin la conduite à tenir avec les victimes. Le facilitateur a souligné qu’il est strictement déconseillé aux personnels soignant à poser plusieurs questions à la survivante pour que leurs échanges ne soient pas interprétés comme étant des « interrogatoires » par cette dernière.

5. Collecte des preuves médico-légales des survivantes des violences sexuelle ;

En plus, le facilitateur a fait savoir qu’il faut impérativement collecter des preuves médico-légales au près des survivantes des violences sexuelles dans 72 heures après l’agression afin de rassembler et documenter les preuves nécessaires pour : (1) permettre de confirmer un contact sexuel récent ; (2) démontrer qu’il y a eu un emploi de la force ou des moyens de coercition. Ces données permettent enfin de compte à : (1) identifier l’auteur ou l’agresseur et déterminer la gravité du préjudice subi par la victime et (2) prescrire des traitements et des soins médicaux appropriés.

6. Construction de la paix et transformation des conflits

Le facilitateur a parlé sur la construction de la paix et la transformation pacifique des conflits. Il a commencé par démontrer que la source des conflits est la violation d’un droit. Et qu’ils ont plusieurs causes dont entre autres : les positions des gens, les manipulations politiciennes, la pauvreté, la méfiance, la jalousie, les injustices sociales etc…. En plus, il a ajouté que la construction de la paix est donc un processus des actions de développement au sein d’une société ayant connu des troubles d’ordre social ou l’instabilité. 

7. Gestion des activités génératrices de revenu (AGR)

Le facilitateur a montré combien il est important de bien gérer les AGRs. Pour les femmes bénéficiaires du présent projet, les AGR vont leur permettre de lutter contre la pauvreté tout en les rendant autonomes du point de vue économique. Il a ajouté que les AGRs peuvent être des activités agricoles, d’élevage, de petits commerces, de savonnerie, etc.

Tout au long du développement des chapitres susmentionnés, les participants ont contribué à leur propre apprentissage en répondant aux questions leurs posées par les facilitateurs. Pour ce faire, ces derniers travaillaient en carrefours de 3 personnes respectivement dans les quels ils ont par exemple répondu aux questions des cas des violences récurrents dans la zone d’intervention en précisant les acteurs et en proposant les pistes des solutions à chaque type de violence tel que : le viol, le mariage par rapt, les mariages précoces et forcés, le lévirat et sororat, l’exclusion totale de jeunes filles et femmes veuves à l’accès à l’héritage après le décès de leurs maris ou de leurs pères etc

Au terme de cet atelier qui a duré cinq jours, les personnels renforcés ont témoigné qu’elle a été d’une grande importance et ils ont promis qu’ils vont mettre en œuvre toutes les matières apprises afin d’ atteindre les résultats escomptés du projet. 

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