KATOYI-KIROTSHE : la situation alimentaire et sanitaire se détériore dans les deux zones de sante du territoire de Masisi au nord kivu

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Dans le cadre d’Approfondir la connaissance, comprendre les besoins en sécurité alimentaire et sanitaire des populations et identifier les réponses humanitaires nécessaires ; UGEAFI et plusieurs acteurs humanitaires dont PROCCUDE INTERNATIONAL, CAMME ont organisé une mission d’évaluation des besoins humanitaires en date du 10-15 de juillet 2019 dans les zones de sante de KATOYI et KIROTSHE en territoire de Masisi au NORD-KIVU.

En effet, Au cours des années dernières, les communautés du Nord-Kivu ont connu des conflits violents répétitifs dus à la multiplicité des groupes armés dans la région souvent justifiée par la politisation identitaire de la citoyenneté, à l’accès aux terres fertiles, aux ressources, aux opportunités économiques et au pouvoir politique. Et les Zones de santé de Kirotshe et Katoyi n’ont  pas été épargnées de cette réalité macabre. Dans ces deux zones, les déplacements, souvent accompagné de la perte des moyens de subsistance et les infrastructures sociales de base ont accentuée la vulnérabilité aux risques nombreux personnes (manque de nourriture et d’eau, promiscuité, faible taux d’assainissement et d’hygiène, etc.).

 Signalons que, cette mission était composée d’une équipe de six personnes répartie en deux groupes. Pendant les focus groups, les hommes et femmes sont venus ensemble pour discuter les besoins prioritaires de leurs villages respectifs ; bien que ces besoins ont été identifiés et exprimés séparément. On observe quelques différences en terme de besoins identifiés par localité, mais elles ne sont pas significatives. Les besoins exprimés étaient presque identiques dans tous les villages enquêtés.

Les besoins en aide humanitaire exprimés par les villages enquêtés sont ainsi classés (en ordre d’importance) :

• Intrants agricoles (semences et outils aratoires)

• Appui en eau potable ou aménagement des sources d’eau

• Relance des activités d’élevage.

• Appui en activités génératrices de revenus/fonds de roulements

Compte tenu de tout ce qui précède, les recommandations suivantes ont été proposées :

  • Appuyer les infrastructures de stockage des produits agricoles et semences au niveau communautaire (greniers communautaires, banques d’intrants agricoles…)
  •  Installer des champs communautaires de multiplication de tubercules et vivriers
  •  Développer les capacités de la population en techniques agricoles et maraîchères
  •  Développer les capacités de gestion des AGR (formations et ateliers sur les AGR ; voyages d’échange pour mieux comprendre les enjeux des marchés et les approches au sein des autres villages) ;
  • Renforcer l’approvisionnement en eau dans plusieurs villages en vue de palier aux problèmes d’insuffisance en eau
  • Construire des ouvrages d’assainissement dans la communauté, structures sanitaires, Ecoles et Marchés.
  • Renforcer la promotion  de l’hygiène publique dans les communautés et structures sanitaires.

Selon Ocha, le territoire de Masisi est sous haute tension. Il y a 220 000 personnes déplacées qui vivent pour la plupart chez l’habitant et plusieurs épidémies sont en cours. La rougeole, le choléra, mais aussi le paludisme et la fièvre jaune touchent toute la zone et de moins en moins d’acteurs humanitaires sont sur place pour faire face à tous ces besoins. Dans un contexte de sous-financement de l’action humanitaire en RDC, plus de 60% d’entre eux ont plié bagage

Notons que la zone est vaste et les besoins en termes de sécurité alimentaire et sanitaire demeurent importants. Nous continuerons ainsi à partager les informations avec les autres partenaires et intervenants dans la zone (Cluster Sécurité Alimentaire Nord Kivu) pour relever les défis identifiés et inventorier les gaps en termes de besoins humanitaires

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