Programme MAISHA BORA

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Entre 2018 et 2019, l’équipe d’ UGEAFI a conduit des évaluations sur la situation alimentaire dans les moyens plateaux de Bibokoboko. Le résultat de ces evaluations etait que l’insécurité alimentaire touche une grande partie de la population avec 75% des ménages qui ont 1 à 2 repas non équilibrés par jour. La rareté des produits alimentaires s’observe au niveau des marchés locaux car les greniers sont vides dans la quasi-totalité des ménages et la production agricole devient de plus en plus faible, ne leur permettant pas d’avoir assez de la nourriture pendant la période de soudure.

Au problème de l’insécurité alimentaire s’ajoute le manque de revenus dans les ménages. Le revenu moyen des ménages varie entre 15 et 25 $ le mois avec plus de la moitié de la population vivant avec 3,4 dollars américains en moyenne le mois.

D’une manière générale, le projet MAISHA BORA vise à ce que les populations des moyens plateaux de Bibokoboko soient souveraines sur le plan alimentaire et disposent des sources stables de revenus.  

Spécifiquement il veut :

  • Favoriser l’amélioration qualitative et quantitative de la production agricole et l’élevage tout en respectant l’environnement ;
  • Améliorer les revenus des agriculteurs et agricultrices de Bibokoboko 

PRINCIPALES RÉALISATIONS

1. Structuration des agriculteurs au sein des groupes

Pour arriver à structurer les agriculteurs au sein des groupes, UGEAFI a organisée une formation sur la « structuration paysanne » à l’intention de 250 agriculteurs dont 157 femmes et 93 hommes identifiés pour l’année 2020 et regroupés dans 10 organisations paysannes.  Ces agriculteurs sont issus des villages de Magaja, Bivumu, Koweït, Betheli, Nakisozi, Lutabura, Mugono, Mugorore, Kabembwe, Kisombe, Matare, Bijanda, Bikirikiri, Sebasaza, Muhebwa, Lulimba, Kabara, Kavumu, Kakuku-Kakomba et Magunga.

Ceci est une nouvelle approche mise en place par UGEAFI pour susciter un esprit coopératif chez les agriculteurs, renforcer la cohésion sociale, faciliter le transfert des compétences entre les agriculteurs, permettre d’effectuer des ventes groupées et de développer d’autres activités de développement dans leurs villages respectifs. Cette stratégie semble la mieux adaptée car, bien implémentée, elle permet d’effacer dans les têtes des paysans l’esprit d’attentisme, de les placer au centre de développement et pérenniser les actions du programme dans les moyens plateaux de Bibokoboko.

2. Installation des champs communautaires

Les structures paysannes ont entre autre mission de travailler pour augmenter la production agricole dans les moyens plateaux de Bibokoboko mais aussi la production des semences de qualité. Ceci dans l’objectif de pallier à la pénurie de la semence qui s’observe depuis des années dans cette partie du pays. C’est ainsi que 10 hectares dont 5 hectares de maïs et 5 hectares de haricot ont été aménagés par les 10 organisations paysannes à raison d’un hectare par structure paysanne. La mise en place de ces champs a été rendue possible grâce à la distribution de 600 kg des haricots et 200 kg de maïs aux 10 organisations paysannes à raison de 60 kg de haricot pour ½ hectare et 20 kg de maïs pour  ½ hectare et cela pour chaque structure paysanne. 

3. Distribution des intrants agricoles aux agriculteurs

Un total de 250 agriculteurs des moyens plateaux de Bibokoboko a bénéficié de semences des cultures vivrières et des cultures maraîchères. En somme, 2500 kg de maïs et 2500 kg de haricot ont été distribué à 250 agriculteurs dont 157 femmes et 93 hommes membres de 10 organisations paysannes accompagnées par UGEAFI à Bibokoboko. Les semences des cultures maraîchères sont distribuées aux agriculteurs pour contribuer à la diversification des repas dans les ménages et améliorer la santé des populations en les procurant des vitamines et autres éléments nutritifs indispensables au corps humain.

En plus de semences, 500 houes et 250 arrosoires ont été distribués à ces 250 agriculteurs à raison de 2 houes et 1 arrosoire chacun. Ceci pour leurs permettre de préparer leurs champs et d’en assurer leur entretien. Les 250 agriculteurs ont bénéficiés aussi de l’accompagnement technique de l’agronome dans la mise en place de germoirs, la préparation et l’entretien de leurs champs.

4. Production des cultures maraîchères

Les agriculteurs qui ont bénéficiées des semences de cultures maraîchères ont procédé à la récolte de leurs cultures au mois d’octobre et novembre 2020. La production des choux et celle des oignons été très appréciée par l’ensemble des 250 bénéficiaires car ceci leur a permis d’une part, de diversifier l’alimentation de leurs ménages respectifs par la consommation d’une partie de la récolte et d’autre part, d’augmenter les revenus de leurs ménages de 20.676.000 CDF soit 10.338 USD par la vente d’une autre partie.
Grâce aux revenus générés par ces ventes, 250 maraîchers ont couvert quelques dépenses au sein de leurs ménages respectifs entre autres l’achat des aliments, achat de produits non alimentaires et investissement.

Témoignage

Monsieur Joseph MUNYAKAZI (23 ans, père de 3 enfants) appartenant à l’organisation paysanne Umoja ni nguvu de Kabembwe.
« Ma famille et moi sommes très reconnaissants envers UGEAFI car les semences des cultures maraîchères que nous avons reçu nous ont beaucoup aidées. J’ai récolté à peu près 500 choux. J’ai mangé plus de 100 choux et j’ai vendu une autre partie à Lusenda qui m’a rapportée 100.000 CDF soit 50 USD. Avec cet argent, j’ai payé la facture de 25.000 CDF soit 12,5 USD des soins médicaux de mon enfant, j’ai acheté 2 poules à 20.000 CDF soit 10 USD pour renforcer mon élevage, j’ai payé pour la maternité de ma femme la facture de 25.000 CDF soit 12,5 USD et j’ai aussi acheté un téléphone d’occasion à 25.000 CDF soit 12,5 USD. Etant chrétien, je me suis résolu de donner aussi à mes voisins autre quantité de 50 choux. Les résultats de cette culture m’ont beaucoup impressionné au point que je viens de commander d’autres semences à Baraka. Actuellement et je viens de préparer un germoir pour lancer un autre cycle de production ».

5. Réhabilitation des routes

Les travaux d’entretien du tronçon TUJENGE – PONT LWIKO a été la cible prioritaire pour faciliter l’accès facile à cette zone et le déplacement de la population ainsi que des petits commerçants exerçants leurs activités dans cette partie du territoire de Fizi. En effet, ce tronçon a connu de nombreuses érosions et était jonché de trous. UGEAFI a réalisé sur un tronçon de 5 km les travaux de canalisation, de curages des eaux, de bouchage des trous et d’égalisation de terrain sur des endroits les plus impraticables.
La réalisation de ces travaux a été rendu possible grâce à la disponibilité des matériels d’entretien (pioches, houes, bêches, machette, barre à mine et brouettes) achetés par UGEAFI et l’implication de la communauté dont les chefs de localité ainsi que de la population locale.

6. Production des agrumes

La production des agrumes a nécessité la mise en place d’une pépinière qui a été aménagée sur une superficie de 4,5 ares dans le village de Magaja. La pépinière a produits 15.000 plants de 4 espèces : Mandariniers, orangiers, citronniers et la plante médicinale Moringa. 

Les 15.000 plants produits ont été distribués à 500 ménages au début du mois de décembre 2020 à raison de 30 plants par bénéficiaire. Les ménages bénéficiaires de ces plants sont issus des villages de Lulimba 1 et 2, Magaja 1 et 2, Bivumu 1 et 2, Kavumu, Bikirikiri, Kilola, Mugono, Nakisozi, Kabembwe, Lutabura, Kakuku, Bijanda, Muhebwa, Magunga 1 et 2 ainsi que Sebasaza.

En marge de la distribution des plants, les 500 bénéficiaires directs ont été sensibilisés sur le mode de plantation, l’écartement sur la ligne, choix de site, entretien, sarclage ainsi que sur la nécessité de protéger l’environnement par le reboisement. 

L’agronome assisté par les animateurs ainsi que les chefs des villages et membres des comités des OP conjugueront leurs efforts pour assurer le suivi de la plantation et de l’entretien de ces agrumes qui joueront un triple rôle à savoir : la protection de l’environnement, le renforcement de la sécurité alimentaire et la source des revenus.

PERSPECTIVES POUR 2021

Tout en accompagnant les 250 bénéficiaires, UGEAFI va développer une fois de plus les mêmes activités  en 2021 mais avec des nouveaux groupes cibles. En plus de ces activités, UGEAFI compte réaliser aussi ce qui suit :

  • Construction des maisons de stockage et marché
  • Production des plants de reboisement
  • Création des AVEC et formation de leurs membres

Une fois toutes ces activités mises en marche et que l’implication des différentes couches de la population est effective, les moyens plateaux de Bibokoboko connaîtront un développement harmonieux et seront un grenier qui pourra alimenter la ville de Baraka et les cités de Mboko et Lusenda. 

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