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Brève présentation

Les Moyens Plateaux de Bibokoboko se situent dans les collectivités secteurs de Mutambala et Tanganyika, en territoire de Fizi, province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo. Cette partie  de la zone est enclavée à cause d’un délabrement des infrastructures routières qui rendent partiellement l’accès difficile à la région par le véhicule tout terrain et par  moto,grâce à l’appui financier de la GIZ/Baraka ayant facilité la réhabilitation de cette route de desserte agricole.

La  population de cette région estimée à 18.000 personnes soient 3000 ménages, essentiellement Banyamulenge, Babembe, Bafuliru et Banyindu vivent essentiellement de l’agriculture (manioc, pomme de terre, haricot, bananes) et de l’élevage du gros et petit bétail (Vaches, chèvres, poules, canard, etc.).

Durant ces dernières années, les populations de Bibokoboko ont ponctuellement été confrontées à des problèmes sécuritaires de diverses natures (affrontements cycliques des groupes armés locaux avec les éléments de la FARDC, viols et violences sexuelles, pillages et autres formes d’exactions) ayant provoqué le déplacement et des refuges de populations respectivement d’une manière interne et vers les pays limitrophes au Burundi, Tanzanie, Ouganda et au Rwanda.

Depuis fin 2009, en dépit de quelques incidents et problèmes sécuritaires localisés, la zone a toutefois retrouvé davantage de stabilité, créant ainsi un cadre plus favorable aux retours des  milliers des ménages déplacés internes et refugiés dans ces pays voisins respectifs. Ainsi d’après les autorités de la contrée, plus de 80% de la population actuellement résident à Bibokoboko, sont des ménages qui sont rentrés depuis les 5 dernières années dans leurs villages d’origine.

Confrontés aux difficultés liées à ce type de mouvement de la population (abandons des récoltes et  manque des réserves semencières, et détérioration des terres, perte et/ou pillage du bétail, délabrement de l’habitat, etc.), ces populations n’ont été que très insuffisamment assistées et appuyées par les humanitaires dans le cadre de leur réinsertion socio-économique durable.

Dans la stratégie provinciale pour la 1e allocation du Pooled Fund 2011-2012 et plus précisément dans son volet sécurité alimentaire, les Moyens Plateaux de Bibokoboko ont été classés parmi les zones prioritaires au Sud Kivu. Fort malheureusement, l’assistance apportée ne s’est dirigée que vers des aides  humanitaires d’urgence n’ayant pas permis aux populations d’assurer et de diversifier  leurs moyens de subsistance de manière durable.

Des évaluations faites sur le plan de la sécurité alimentaire, il s’est observé les faits ci-après :

  • La stabilité des populations des Moyens Plateaux de Bibokoboko, de leurs sources de revenus et moyens de subsistance est actuellement menacée par la très faible diversité des moyens de subsistance des populations de Bibokoboko et la forte dépendance des agriculteurs à la culture du manioc placent ces populations dans un état de grande vulnérabilité.
  • Les bananiers ont été ravagés par le wilt bananier et les semences de pomme de terre ont connu une dégénérescence créant ainsi une insécurité alimentaire criante à  cette population de Bibokoboko qui dépendait de ces  cultures  à plus de 90%.

C’est ainsi, des cas de malnutrition aigue modérée ont été enregistrés par le CS de Bibokoboko. Faute d’informations et de structures de prise en charge, il est possible que d’autres cas n’aient pas été référencés. S’il est difficile de parler de crise de malnutrition, certains signes inquiétants ont été rapportés par les personnes consultées (diminution du nombre de repas, forte pression économique

Sur les ménages, diminution des quantités disponibles sur les marchés et hausse des prix de certaines denrées alimentaires, etc.).

La Pomme de terre et les bananes constituaient l’aliment de base pour la population de cette partie de la zone et cette dernière réservait en grande partie ces cultures à l’autosuffisance alimentaire et à faible quantité à la commercialisation pour assurer les frais scolaires et soins de santé primaire des ménages.

Au fur du temps, la pomme de terre et les bananes ont connu une dégénérescence des semences et perdurent le pouvoir germinatif d’où la multiple maladie à savoir : le Wilt bananier et le mildiou  ayant ravagé sensiblement les champs des cultures dans toute la région. Cette situation a été due au fait qu’aucune organisation ou institution de cette partie de la région n’a introduit jusque là des variétés à haut rendement pouvant augmenter la production en quantité et en qualité mais beaucoup plus renforcer les capacités des producteurs d’entrer aussi dans le processus de chaine des valeurs pour arriver à un marché concurrentiel qui donne un revenu considérable.

Vu ce qui précède, les faibles capacités de production des populations de ces villages et l’instabilité chronique de leurs revenus (voir les problèmes susmentionnés : mosaïque, forte dépendance à la culture du manioc, à la dégénérescence des semences de la pomme de terre et aux maladies ayant attaquées et ravagées des plants des bananes dans toute la zone) limitent très considérablement leurs capacités de résilience et de relèvement par rapport à ce type de chocs.

En fin, reconnaissant la nécessité d’une réponse adéquate et durable à ces différents problèmes, UGEAFI pense adopter une approche intégrée susceptible de stabiliser, de diversifier et de renforcer les moyens de subsistance des populations en introduisant les variétés à haut rendement de la pomme de terre et banane plantain afin de limiter leur vulnérabilité actuelle et future ainsi que de renforcer les capacités de résilience des communautés et de poser les bases nécessaires à un relèvement local et autonome dû à l’insécurité alimentaire des populations de cette zone.

 

Objectifs spécifiques du programmes
  • Objectif spécifique 1 (OS1): Assurer, grace à la mise en place de mécanismes locaux et durables de multiplication, une large diffusion de pommes de terre et des bananes plantains à Bibokoboko.
  • Objectif spécifique 2 (OS2) : Améliorer la sécurité alimentaire et la sécurité des revenus des ménages par la mise en place de mécanismes locaux et durables de diffusion de bananes plantains.
  • Objectif spécifique 3 (OS3) : Renforcer les capacités des producteurs des moyens plateaux de Bibokoboko en méthodes et techniques culturales afin d’augmenter la production en quantité et en qualité de ces deux spéculations
Activités réalisées
Résultats atteints
Contraintes

QUELQUES PHOTOS

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Lien du rapport

Rapport tupiganishe umasikini 

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